Chapitre 1 : Appréhension
- MarieTariotBrg
- 7 févr. 2015
- 2 min de lecture

Il faut dire que les rentrées sont appréciées que par une très fines parties de personnes. Et Emma, jeune fille de dix-sept ans, était loin d'en faire partie. En effet, aujourd'hui sonnait la rentrée des classes, mais à son grand regret : uniquement pour celle-ci.
"-Emma !" La jeune fille sursauta, se cognant à la vitre de la voiture contre laquelle elle était appuyé. "- Arrêtes de te ronger les ongles, regardes moi ça.." Il lui attrapa la main pour l'examiner, tout en gardant un œil sur la route. "- C'est dommage, tu pourrais avoir de si belles mains si..." Elle lui arracha d'un coup sec pour la caresser de son autre main. Le père jeta un coup de d'œil à sa fille en soupirant. "- Oui "si", je sais papa." Il contracta sa mâchoire, perplexe. Il n'aimait pas mettre sa fille de mauvaise humeur, surtout maintenant. "- Écoutes, tu n'as pas à t'en faire, ça va très bien se passer. J'en suis certain." L'homme au cheveux poivre et sel se tourna vers sa jeune fille pour lui esquisser un sourire, qu'elle ne lui rendit pas. "- Oh s'il te plait, j'ai entendu ce discours une bonne vingtaine de fois et presque autant dans les films. Et la plus part du temps l'actrice à qui on adresse ces mots fini au fond d'un canal." Elle soupira et son père secoua la tête avec un sourire au coin. "- J'étais très bien là-bas papa, pourquoi fallait-il changer ?" Soudainement, son humeur changea, il devint plus sérieux, agacé. "- On a déjà eu cette discussion."
Puis il freina, ils étaient arrivé à destination. L'homme se tourna sur son siège pour faire face à sa fille, qui baissait la tête, appréhendant le moment. "- Je veux pas y aller papa, s'il te plait..ce sera pire ici.." Elle se mordait la lèvre, comme pour se retenir de pleurer mais c'était loin d'être son genre de recourir aux larmes pour arriver à ses fins. Son père baissa la tête à son tour et soupira, lassé et désolé pour sa fille. Il passa sa main à la peau asséchée dans les cheveux châtains de la belle et chuchota presque : "- Ne t'inquiètes pas, je te promet que ça ira parfaitement bien.." Elle tourna soudainement la tête vers son père, tout air de tristesse ayant disparu de son visage et laissant place à un grand sérieux. "- Papa, on est à Beacon Hills."























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