Chapitre 11 : Famille
- Marie Tariot Brg
- 17 févr. 2015
- 6 min de lecture

A table, un silence de mort régnait . Sa mère gardait souvent la mâchoire contractée, et son père tentait de detendre l'atmosphère par sa présence.
Ses parents étaient deux personnes très différentes, voir opposés.
En effet, la mère d'Emma était une femme froide au plus haut point, rigide et tout le temps sérieuse. Ses cheveux noirs coupés en un carré accentuait sa sévérité. Et tout ce tempérament se faisait ressentir dans leur relation mère/ fille : Emma avait l'impression d'être l'élève de sa maternelle tant elle ne lui montrait pas le moindre semblant d'amour et essayait de l'éduquer le plus strictement possible.
Mais à sa mémoire, cela n'avait pas toujours était le cas, elle se souvenait rire et jouait avec sa mère dans le jardin de derrière. D'ailleurs, l'une des très rares photos à avoir été prise dans ces moments là se trouvait dans un cardre sur l'étagère de sa chambre.
Sa mère avait soudainement changé, comme elle en fait, et le plus particulier : au même moment. Il y a six* ans , une année à peu près avant le décès de sa mère, Catherine ( la mère d'Emma ) s'était absentée pour en prendre soin. Et on aurait pu dire que le moment était mal choisie car Emma était en plein dans le passage à l'adolescence.
Alors quand Catherine était revenue, après des moments familiale morcelés en petits weekend pendant lesquels elle revenait manger avec eux, un an après, mère comme fille avait changé. Catherine froide et sans le moindre soupçon d'amour apparent pour sa fille et Emma, plus réservée, calme et sérieuse que jamais. Elles avaient en quelque sorte bousillé leur relation en un claquement de doigt.
Quant à son père, c'était tout autre chose. Lui, savait se faire entendre et élever sa fille avec les bons mots mais c'était aussi quelqu'un de drôle.
En fait, bien qu'il avait un certain sérieux lui aussi, son humour prenait souvent le dessus. Les adolescents auraient pu le qualifier de père "cool" car, contrairement à sa femme, il essayait de donner des ailes à sa fille.
Oui, tout le contraire de sa femme, car lui voulait que sa fille soit heureuse et il faisait tout pour.
Elle se souvenait quand son père la chatouillait et qu'elle riait aux éclats, et les photos qui avait capturaient ces moments étaient bien plus nombreuses que celles avec sa mère.
Et il y a six ans, quand sa mère est partie, son père était là et il la vu changer, mais cela n'a fait que renforcer les liens.
"- Maman ? Est-ce que je pourrai aller à un match de lacrosse ?" Emma avait décidé de briser ce lourd silence et en avait profiter pour faire plaisir à Allison.
Sa mère avait lever la tête de son assiette, presque étonné que sa fille lui adresse la parole mais s'était empressé de reprendre un air sérieux. "- Quand t'est-ce ? - Le 3 je crois. - Février ? - Oui."
Sa mère avait ouvert de grands yeux, se disant aussi que le temps n'était pas compté et avait même ricané. Puis, Catherine de racla la gorge et regarda Jack du coin de l'œil.
"- On verra plus tard, il faut vérifier qu'il n'y a rien de prévu ce jour la." Emma soupira intérieurement.
Que pouvait-il y avoir de prévu ? Ils n'avaient pas de famille, c'est à dire : pas de visites, dînées ou quoi que ce soit. Mais bizarrement sa mère répondait souvent "on verra" aux questions de sa fille et ne lui répondait que le lendemain en principe par un "Non." sans appel.
Et c'était vraiment décevant, pire, ça en était à donner des coups dans les meubles.
Emma ne sortait jamais, au grand jamais. En fait, leur maison était réellement des plus isolée, loin de la route principale, liée à un petit chemin étroit et principalement entouré d'arbre.
Mais cela n'avait rien de surprenant : la ville entière était coupée du reste du monde par des hectares et des hectares de forêts.
Petite, elle aimait y jouer. Elle allait dans le jardin quand le soleil tapait et elle s'engouffrer ensuite dans les bois. Elle y faisait des cabanes, grimpait dans les arbres jusqu'au soir quand sa mère l'appelait pour manger.
Elle y passait des journées entière parfois, juste à écouter les branches craquer, à regarder les oiseaux s'envolaient et à sentir la fraîcheur forestière.
Ces bois avaient fait partit de son enfance, et en tant qu'enfant unique, développé sa schizophrénie.
Et puis, petit à petit sa mère l'a forçait à rester à l'intérieur, lui interdisant même à aller dans la jardin. Au début, cela avait été sujet de longues disputes mais la petite Emma avait finit par accepter son sort.
Pour en revenir aux sujets des sorties, Emma n'était pas une fêtarde, pas qu'elle n'aime pas les fêtes, oh ça non, mais c'était plutôt qu'elle n'avait pas eu l'occasion de trop y participer. Dans un premier temps car elle n'avait reçu que de très rares invitations et ensuite car sa mère les refusait toutes.
Le repas s'était tranquillement terminé et Emma était directement monter dans sa chambre après avoir debarassé son assiette.
Là elle repensa à Allison et son étrange comportement. Pourquoi avait elle eu autant de mal à la croire tout à l'heure ? Et pourquoi avait-elle raccroché si soudainement ?
Seulement des questions et pas de réponses.
Elle se plaisait ici, plus que dans son ancien lycée, mais elle commençait à ressentir vraiment des choses étranges autours de ses amis, comme si ils lui cachaient quelque chose. Elle avait eu cette première impression il n'y a pas si longtemps.
•• C'était peut être jeudi et Emma était arrivé en retard ce jour là, et ne tenant pas à faire une nouvelle apparition tardive en économie, elle avait choisi de ne pas y aller.
Par conséquent, elle était ressortit de l'établissement et avait attendu au soleil sur un banc la sonnerie.
Et alors qu'elle pianotait sur son portable ( informant ses parents ), un bruit de moteur lui avait fait lever la tête. Elle avait alors découvert une voiture de course noire qui s'était arrêtée devant le lycée.
Et à son plus grand étonnement en était sortie Scott. Avant que celui n'eu une expression étonné en la voyant dubitative, elle avait eu le temps de voir le conducteur.
C'était un homme qui devait avoir aux alentours des 25 ans, ayant un visage des plus fermé, couvert d'une barbe noire. Il dégageait quelque chose d'étrange, retissant à essayer de lui adresser la parole, de mystérieux.
Et puis lorsque la voiture était partie à toute allure et que Scott l'avait rejoint, il n'avait pas une fois effleuré le sujet.
•••
L'autre fois avait été quand elle avait finit les courts plus tardivement qu'eux et qu'elle les avait rejoint au self alors qu'ils étaient déjà tous installés.
A peine avait elle eu le temps d'apparaître dans le champs de vision de Stiles, qu'il avait donné un coup de coude à son ami, qui s'était arrêté aussitôt.
Tous ces événements faisaient douter Emma sur l'honnêté qu'avait ses amis envers elle, et elle détestait cela.
Et encore une fois, comme si quelqu'un avait entendu ses pensées, elle en fut tirer par des éclats de voix. Ses parents devaient encore se disputer, comme toujours, et comme toujours Emma sortit discrètement de sa chambre. Sur la pointe des pieds, elle se dirigea vers le haut des escaliers.
Les éclats de voix semblaient venir du salon, mais cela ne l'empêcherait pas d'entendre.
Oui, c'est vrais qu'écouter les conversations de ses parents n'étaient pas la chose dont elle était le plus fière, mais bien souvent ils parlaient d'elle, et bien souvent c'était intéressant.
"- Moi vivante, jamais ! J'ai déjà accepté qu'elle soit scolarisé dans cette foutu ville, tu ne vas pas en avoir plus ! - Quand vas tu lui accorder une vie normal ?! Elle s'est fait des amis mais, elle demande de sortir, comme une adolescente normale !"
Bingo, elle était encore une fois le sujet central du débat. Et là, il était question du match de lacrosse. Elle entendu quelqu'un farfouiller dans des papiers et la voix névrosée de sa mère reteintit.
"- On a déjà eu cette conversation. - ... Catherine.. Laisse la un peu vivre." Son père était la voix de la raison, dans chaque disputes qu'ils pouvaient avoir, Jack prenait toujours la défense de sa fille. Un bref silence s'installa, mais de nouveau briser.
"- Elle a 17 ans. - Oui, c'est l'âge à laquelle les gens normaux s'amusent ! - .. Hm ! Tu sais très bien de quoi je parle. - Laisse la y aller, juste pour ce match. - Non ! pas ce jour là !"
Emma pu deviner le visage interrogateur de son père de par le silence qui reignait dans toute la maison.
"- Qu'est-ce que... - Pas le trois ! C'est la pleine lune."























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