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Chapitre 5 : Le boulet des casiers.

  • MarieTariotBrg
  • 11 févr. 2015
  • 3 min de lecture

Et c'était repartit pour une nouvelle journée dans ce nouveau lycée.. Vous l'aurez deviné : l'idée de passer ses cours, recrées et midis seule ne l'excitait pas vraiment. En fait elle trainait carrément des pieds en pénétrant dans le lycée.

"- Non mais sérieusement Emma, tu t'attendais à quoi ? Tu croyais que tout le monde allait se presser aux côtés de "la nouvelle" ?" C'était tout ce que sa mère avait trouvé à lui dire de la soirée, comme si elle cherchait à lui faire regretter d'avoir mit les pieds dans ce lycée. "Tu sais maman, j'ai rien demandé." Pensa t-elle ronchonnant, se dirigeant vers son casier.

Les couloirs étaient bondés, la sonnerie allait bientôt sonner, alors beaucoup se pressaient vers leurs casiers pour prendre leurs affaires avant de se rendre en cours. "- Ils sont pressé ou quoi ?" Râla t-elle intérieurement. Et elle grogna encore plus lorsqu'un de ces singuliers personnages ouvrit soudainement et fortement son casier, le propulsant directement dans le visage d'Emma. "- Sérieusement ?!" S'écria t-elle presque, repoussant méchamment la porte directement sur la main de son voisin.

Elle n'était pas dans sa meilleure humeur alors ce gars avait mal choisit son moment pour tester sa force sur la porte de son casier.

Il s'élança automatiquement en arrière, secouant sa main, bouche-bée. Elle leva un sourcil, un sourire au coin. Emma était assez fière d'avoir surprit quelqu'un, c'est vrais. Peut-être que ce n'était pas la meilleure façon de se faire remarquer en tant que nouvelle mais ce gars ne l'avait pas vraiment aidé.

Par la suite, alors qu'il se secouait encore la main, toujours avec la même expression sur le visage, toutes sa clique se ramena comme une meute ayant été alerté par l'hurlement de cet idiot. La sonnerie avait suivit les événements de près, au soulagement d'Emma qui ne tenait pas vraiment à affronter une meute de chien enragés.

Elle les contournèrent pour se rendre en cours d'économie. Elle avait tenu à garder la tête haute, ce qui avait enclenché des réactions instantanées dans son dos. Mais elle se servait de sa froideur comme défense, comme beaucoup de personne et comme sa mère -ce qui lui faisait toujours un pincement un cœur quand elle y pensait-. Elle soupira quand elle fut éloigné du groupe, un mélange de soulagement et d'agacement. C'était souvent qu'elle réagissait sous la collere et qu'elle le regrettait par la suite, bien qu'il l'avait cherché et qu'elle était secrètement fière de la réaction suscitée par son action. Elle se retrouva bien vite à sa place, bien plus vite que prévue. Elle avait l'habitude de se perdre dans ses pensées, bien qu'elle détestait ça et qu'elle essayait donc la plus part d'en sortir. De plus, ses pensées étaient assez vides, étant donné qu'elle repoussait toutes les mauvaises, ne laissant place qu'aux bonnes et constructives.

Le professeur, pour le moins..étonnant disons, lui avait attribué une place près de la fenêtre, à son plus grand bonheur. Elle regarda la classe se remplir, chose qu'elle adorait faire. D'autant plus maintenant qu'elle était nouvelle, elle pouvait avoir de nouvelles têtes à décrypter. Oui, c'était ça qu'elle aimait : observer les gens. Décortiquer chacun de leurs gestes ou expressions. Et c'était de cette manière qu'elle avait connu par le simple fait s'observer le vrais visage d'un grand monde.

Alors qu'elle était occupé à examiner les traits d'un garçon assit en face d'elle dans la rangée d'à côté, un corps à la corpulence maladroite, le lui cacha brièvement de son champ de vision pour s'assoir derrière lui. Et vous savez quoi ? Ce n'était personne d'autre que ce boulet fou furieux des casiers.


 
 
 

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